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Une carcasse dans sa salade chez Normandin

journaldemontreal.com, Yves Poirier, 29 juin 2017 

TERREBONNE | Une femme de Terrebonne poursuit pour 192 400 $ la maison mère des restaurants Normandin après avoir retrouvé une carcasse animale dans sa salade.

En avril 2016, Pierrette Caouette était attablée au restaurant Normandin de la rue Bouvier à Québec, lorsqu’elle s’est mise à vomir après avoir pris une bouchée de son plat.

Dans son assiette se trouvait ce qui ressemble à une carcasse de rongeur. L’aide-gérante aurait ramené l’assiette dans la cuisine.

Selon ce qu’elle soutient dans sa poursuite, Mme Caouette voulait revoir le contenu du plat, mais les employés du restaurant lui aurait refusé.

Elle a ensuite appelé la police qui lui aurait dit de se présenter à l’hôpital. Un policier s’est rendu sur place pour voir l’état de la cuisine du restaurant.

Carcasse animale

La masse qui se trouvait dans la salade a été analysée en laboratoire par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). L’analyse a indiqué qu’il avait présence d’une carcasse animale très détériorée dans la salade.

Selon un rapport du MAPAQ, l’échantillon analysé était constitué une masse brun foncé mesurant 13 cm par 6 cm.

L’analyse microbiologique du reste de salade a également démontré une contamination fécale.

Le MAPAQ confirme donc que l’aliment dans lequel la carcasse a été retrouvée présentait un risque pour la santé humaine.

D’après la poursuite qu’elle a déposée, Mme Caouette aurait subi depuis cet incident de graves traumatismes émotionnels et psychologiques relativement à l’alimentation et c’est la raison pour laquelle elle a décidé de demander la somme de 192 400 $ la maison mère des restaurants Normandin.

Elle réclame entre autres 150 000 $ pour la perte psychologique, les souffrances, troubles et inconvénients.

Situation hors de contrôle

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, la chaîne des restaurants a affirmé qu’il s’agissait d’une situation hors de son contrôle.

«Il est important de préciser que l'objet indésirable découvert il y a 16 mois n'émanait pas de nos cuisines. Il s'est malencontreusement retrouvé dans l'emballage de l'un de nos fournisseurs de laitues prêts-à-manger», a souligné Restaurant Normandin.

«L'entreprise, a-t-on ajouté, a agi de façon responsable en privilégiant la voix du dialogue et du respect pour trouver un terrain d'entente satisfaisant avec la cliente (...). Pour des raisons qui lui appartiennent et que nous respectons, la dame a choisi de porter le dossier devant les tribunaux.»

Le MAPAQ confirme que l’aliment dans lequel la carcasse a été retrouvée présentait un risque à la santé humaine. 

Des prélèvements ont été faits en laboratoire pour confirmer que le contenu de la salade était bel et bien une carcasse animale très détériorée. 

«Je mange seulement du pain au resto»

Une résidente de Terrebonne est toujours sous le choc plus d’un an après la découverte d’une carcasse d’animal dans sa salade dans un restaurant Normandin.

«Mon poids varie parce que c’est seulement du pain que je peux manger, a affirmé Pierrette Caouette en entrevue à TVA Nouvelles. Quand je vais au restaurant avec des amis, je ne mange pas vraiment alors on prend du pain.»

Depuis l’incident, Mme Caouette mentionne qu’elle a subi de graves traumatismes émotionnels et psychologiques relativement à l’alimentation et c’est la raison pour laquelle elle a décidé de demander la somme de 192 400 $ à la maison-mère des restaurants Normandin.

«[La carcasse] était au milieu du bol, a-t-elle confié. À la suite de l’événement, j’ai eu les piqûres pour le tétanos, mais il y a beaucoup de bactéries qui s’accumulent dans ces rongeurs.»

Après avoir signalé le tout au restaurateur, elle a tenté de se rendre dans la cuisine pour constater ce qu’elle avait ingurgité, mais en vain.

«Il y a un jeune serveur qui est venu près de moi et il m’a dit: "ne quittez pas madame parce que je sais ce qu’ils ont fait en arrière"», a poursuivi la plaignante en entrevue. Elle pense qu’un employé aurait dissimulé la carcasse dans l’assiette.

En entrevue à TVA Nouvelles, un porte-parole de Normandin a expliqué que l’entreprise fait des affaires depuis 48 ans. «Une situation comme ça c’est exceptionnel, a-t-il dit. On sert 8,5 millions de clients par année. Nos standards de qualité sont excessivement élevés. On cherche à comprendre».